L’évaluation de la stratégie nationale de recherche en énergie

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La Stratégie nationale de recherche en énergie, document d’une cinquantaine de pages issu d’une démarche de concertation structurée, constitue, incontestablement, une base de travail solide qui devrait permettre à la recherche française de réaliser des progrès importants dans ce domaine. Elle explicite convenablement le contexte et les nombreuses contraintes à respecter. Elle identifie quatre orientations stratégiques pertinentes, centrées sur les technologies, l’organisation de la recherche et de l’innovation, le développement des connaissances et des compétences et, enfin, la gouvernance de la stratégie elle-même. Elle recense de façon assez complète les différentes voies de recherche ainsi que les verrous scientifiques et technologiques à lever, en omettant inévitablement certaines pistes. Elle insiste sur la nécessité de la multidisciplinarité. Il propose enfin quinze actions stratégiques, sauf exception pertinentes. Pour autant, ce document ne répond pas complétement, faute d’une identification préalable des priorités fixées à la recherche en énergie, à ce qui est attendu d’une véritable stratégie de recherche. Tout comme pour la présente évaluation, le travail engagé doit donc être poursuivi, pour concrétiser la mise en oeuvre des actions structurantes identifiées, définir – comme le proposait déjà l’OPECST dans son rapport d’évaluation de 2009 – des filières nationales compétitives au plan international, en établissant une échelle de priorités basée sur des critères économiques et scientifiques et des feuilles de route portant, notamment, sur les verrous à lever et, enfin, identifier et lever à l’avance les freins d’ordre réglementaire au déploiement des innovations dans le domaine de l’énergie, par exemple en matière de performance énergétique des bâtiments. En conclusion, la présente évaluation doit être considérée, compte tenu du contexte de sa réalisation, comme une première étape de l’évaluation de la Stratégie nationale de recherche en énergie, qui devrait logiquement être prolongée, dans le courant de la prochaine législature, par une seconde étude destinée à mesurer, conformément à la loi, les conditions de mise en oeuvre de la nouvelle stratégie, ainsi que la prise en compte des recommandations du présent rapport. Il y a cinquante ans, la France a fait des choix, en abandonnant certaines pistes comme celle de l’hydrogène et de la pile à combustible, reprises depuis. Elle doit, aujourd’hui, à nouveau faire des choix, avec subtilité et intelligence, et faire preuve d’ambition.
Keywords: 
Energy, Research Policy, Innovation, Environment, Security of Electricity Supply, Renewable Energy, Growth, Energy Efficiency
Country of publication: 
France
File: 
Author: 
Publication date: 
Monday, March 6, 2017
Number of pages: 
286
Title Original Language: 
L’évaluation de la stratégie nationale de recherche en énergie
Abstract Original Language: 
La Stratégie nationale de recherche en énergie, document d’une cinquantaine de pages issu d’une démarche de concertation structurée, constitue, incontestablement, une base de travail solide qui devrait permettre à la recherche française de réaliser des progrès importants dans ce domaine. Elle explicite convenablement le contexte et les nombreuses contraintes à respecter. Elle identifie quatre orientations stratégiques pertinentes, centrées sur les technologies, l’organisation de la recherche et de l’innovation, le développement des connaissances et des compétences et, enfin, la gouvernance de la stratégie elle-même. Elle recense de façon assez complète les différentes voies de recherche ainsi que les verrous scientifiques et technologiques à lever, en omettant inévitablement certaines pistes. Elle insiste sur la nécessité de la multidisciplinarité. Il propose enfin quinze actions stratégiques, sauf exception pertinentes. Pour autant, ce document ne répond pas complétement, faute d’une identification préalable des priorités fixées à la recherche en énergie, à ce qui est attendu d’une véritable stratégie de recherche. Tout comme pour la présente évaluation, le travail engagé doit donc être poursuivi, pour concrétiser la mise en oeuvre des actions structurantes identifiées, définir – comme le proposait déjà l’OPECST dans son rapport d’évaluation de 2009 – des filières nationales compétitives au plan international, en établissant une échelle de priorités basée sur des critères économiques et scientifiques et des feuilles de route portant, notamment, sur les verrous à lever et, enfin, identifier et lever à l’avance les freins d’ordre réglementaire au déploiement des innovations dans le domaine de l’énergie, par exemple en matière de performance énergétique des bâtiments. En conclusion, la présente évaluation doit être considérée, compte tenu du contexte de sa réalisation, comme une première étape de l’évaluation de la Stratégie nationale de recherche en énergie, qui devrait logiquement être prolongée, dans le courant de la prochaine législature, par une seconde étude destinée à mesurer, conformément à la loi, les conditions de mise en oeuvre de la nouvelle stratégie, ainsi que la prise en compte des recommandations du présent rapport. Il y a cinquante ans, la France a fait des choix, en abandonnant certaines pistes comme celle de l’hydrogène et de la pile à combustible, reprises depuis. Elle doit, aujourd’hui, à nouveau faire des choix, avec subtilité et intelligence, et faire preuve d’ambition.
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